Accueil A la une Le président de la chambre des taxis de Jendouba condamné à trois mois de prison pour diffamation

Le président de la chambre des taxis de Jendouba condamné à trois mois de prison pour diffamation

La première chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Jendouba a condamné, hier mercredi, Fathi Alaouadi, président de la chambre régionale des taxis individuels affiliée à l’Union régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Jendouba, à une peine de trois mois de prison ferme pour diffamation, conformément aux articles 245 et 247 du Code pénal. En revanche, le tribunal a prononcé un non-lieu concernant les autres accusations portées contre lui, comme l’a indiqué ce jeudi Alaeddine Alaouadi, porte-parole du tribunal, à l’agence TAP.

Le ministère public avait déféré l’accusé devant la présidente de la chambre correctionnelle le jeudi précédent, laquelle avait émis un mandat de dépôt à son encontre, fixant l’audience d’hier pour son procès. Fathi Alaouadi était accusé d’avoir imputé à un fonctionnaire public des faits non fondés, sans fournir de preuves, et d’avoir diffamé publiquement ce dernier, en violation des articles 128, 245 et 247 du Code pénal. Ces accusations découlent d’une plainte déposée le 27 janvier par le comité consultatif des licences de taxi et son président (le gouverneur de la région), selon la même source.

Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Jendouba a précisé que le parquet avait précédemment reçu une plainte de Fathi Alaouadi à l’encontre du comité consultatif régional des licences de taxi et de son président (le gouverneur). Cela avait conduit à une enquête préliminaire menée par les services de sécurité, suivie de l’ouverture d’une information judiciaire confiée au premier juge d’instruction du même tribunal.

Lors de l’audience, les avocats de la défense de Fathi Alaouadi ont soulevé plusieurs irrégularités et violations dans le traitement du dossier. Selon eux, la plainte déposée contre leur client serait une réponse à une autre plainte qu’il avait lui-même adressée le 9 janvier dernier contre le comité consultatif des licences de taxi et son président. Cette plainte avait été transmise au parquet le 14 janvier pour examen.

Les accusations à l’encontre de Fathi Alaouadi sont liées à son refus de signer la seconde liste des bénéficiaires de licences de taxi, après avoir constaté la suppression de certains noms initialement validés. Par la suite, accompagné de plusieurs membres, Fathi Alaouadi s’est rendu au tribunal administratif pour déposer un recours, toujours en attente d’examen, et a déposé une plainte pénale contre le comité consultatif. Cette dernière a conduit le parquet à ordonner l’ouverture d’une information judiciaire.

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